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Tous cobayes : OGM et Nucléaire

Le film « TOUS COBAYES » de Jean Paul Jaud – sortie en salles le 26/09/2012 – présente l’étude sur les OGM et les résultats *. JP Jaud a donné la parole aux agriculteurs japonais de Fukushima, sénégalais ou français, aux scientifiques, aux politiques ou aux militants. Autant de personnes qui s’expriment sur deux problématiques majeures, les OGM et le NUCLÉAIRE. Bande annonce et dates soirée débat sur http://touscobayes.tumblr.com/

J’y serai le Mercredi 26 septembre – Cinéma des Cinéastes à 20h en présence de Jean-Paul Jaud, Dominique Marion président de la FNAB.

*La revue américaine « Food and Chemical Toxicology » vient de publier une étude choc du chercheur Gilles-Eric Séralini Professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen. Cette étude est une première : réalisée pendant deux ans, sur 200 rats nourris au maïs transgénique, ce que les études officielles ne font jamais puisque les études requises pour évaluer les OGM sont beaucoup plus courtes.

Résultats: les rats OGM déclenchent de deux à trois fois plus de tumeurs que les rats non OGM quel que soit leur sexe. Au début du 24° mois, c’est-à-dire à la fin de leur vie, de 50% à 80% des femelles OGM sont touchées contre seulement 30% chez les non-OGM. Surtout, les tumeurs surviennent nettement plus vite chez les rats OGM : vingt mois plus tôt chez les mâles, trois mois plus tôt chez les femelles. Ces résultats montrent clairement que ces études sur deux ans sur rats, que l’EFSA s’est toujours refusée à faire, montre un risque accru sur la vie entière de l’animal, risque qui est ignoré sur des études plus courtes.

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Pesticides et santé

Un nombre croissant d'études scientifiques suggèrent que les perturbateurs endocriniens (PE : molécules agissant comme des hormones (hormono-mimétiques) et perturbant le système hormonal.)*, jouent un rôle dans le développement des maladies chroniques, telles que les cancers hormonaux dépendants (sein, prostate…), l'obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les troubles de la reproduction, le développement et la croissance.
 

Une étude récente de l’Agence de protection de l’environnement au Danemark a montré que les femmes enceintes ont dans leur corps un certain nombre de perturbateurs endocriniens différents qui traverse le placenta pour attendre le fœtus et peuvent être à l’origine du développement de maladies chroniques.[1]

Une étude [2] conclut qu’une « exposition prolongée aux pesticides est capable de réduire les capacités de réserve cognitive ». Les résultats ont été présentés à Paris, le 30 mai 2012, par Isabelle Baldi  épidémiologiste, lors des rencontres scientifiques de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail).
Le suivi, pendant au moins douze ans, de personnes travaillant dans le secteur viticole en Gironde a mis en évidence "une détérioration notable" de leurs résultats aux tests neurocomportementaux pour 50 % des sujets interrogés.
L'étude lancée en 1997 a porté sur un millier de participants âgés de 42 à 57 ans. Les personnes exposées présentaient des performances altérées aux tests neurocomportementaux par rapport aux sujets « modèles ». Les altérations touchaient "les fonctions les plus fines de la cognition: attention, conceptualisation et attention contrôlée... »
Les principaux facteurs susceptibles de biaiser les résultats (âge, sexe, niveau d'études, consommation d'alcool, dépression…) avaient été soigneusement pris en compte.
Quatre ans plus tard, un nouveau bilan réalisé de manière identique a été dressé avec 630 des participants encore disponibles. Les résultats concordaient avec les conclusions initiales, mais laissaient apparaître que les troubles s'étaient aggravés. "Les personnes exposées aux pesticides présentaient des performances moindres à l'ensemble des tests, et le risque de présenter une dégradation importante – de faire partie des 25 % de sujets ayant montré la plus forte baisse des performances – était, là encore, plus marqué pour les participants exposés".
 

Une autre étude [3] conclut à un amincissement de l'épaisseur du cortex cérébral chez des jeunes enfants exposés in utero à un produit phytosanitaire. (Brain anomalies in children exposed prenatally to a common organophosphate pesticide PNAS 2012 109 (20) 7871-7876)
Les  résultats de cette étude sont jugés "inquiétants" par le professeur Philippe Grandjean, épidémiologiste, spécialiste de médecine environnementale à l'Institut de santé publique du Danemark et à l'Ecole de santé publique d'Harvard.
Un pesticide organo-phosphoré très utilisé, le chlorpyriphos-éthyl (CPF), aurait un impact persistant sur la structure du cerveau des enfants qui, in utero, ont été exposés à des niveaux élevés de ce produit – parce que leur mère a, durant sa grossesse, inhalé cet insecticide, consommé des aliments pollués par celui-ci, voire été contaminée par l'absorption du produit à travers la peau. Le chlorpyriphos est présent dans de nombreux pesticides utilisés en agriculture, mais aussi dans des produits à usage domestique pour les pays qui n'en ont pas interdit l'usage.
"L'amincissement du cortex cérébral que nous observons chez ces enfants, notamment, n'est pas une bonne chose, surtout lorsqu'on sait que l'épaisseur du cortex est également diminuée dans des affections neuro dégénératives comme la maladie d'Alzheimer." selon l’épidémiologiste,  professeur Virginia Rauh,  les anomalies cérébrales trouvées chez ces enfants pourraient être associées à des troubles neurocognitifs ou neuropsychologiques durables. Les niveaux d'exposition qui montrent ces effets neurotoxiques correspondant à des usages courants.
Pour les enfants qui avaient les niveaux d'exposition fœtale au CPF le plus élevé (et sans exposition fœtale élevés ni au tabac ni aux hydrocarbures aromatiques), l'IRM montre un développement cérébral altéré
 

D'autres études vont dans le même sens. "En Equateur, des enfants nés de mères travaillant dans des serres horticoles, exposées à ce pesticide durant leur grossesse, présentent un à deux ans de retard neurocognitif par rapport aux enfants dont les mères ne sont pas exposées", Philippe Grandjean.
 

"Le chlorpyriphos-éthyl inhibe l'acétylcholinestérase, l'enzyme qui dégrade l'acétylcholine, un des principaux neurotransmetteurs excitateurs du cerveau. Il augmente ainsi la quantité d'acétylcholine dans le cerveau", selon le professeur Robert Barouki, directeur d'un laboratoire Inserm de pharmacologie-toxicologie. "Le CPF perturbe sans doute aussi la migration des neurones lors du développement cérébral",  Autre motif de crainte, "les pesticides interagissent avec d'autres produits chimiques comme ceux du tabac».
 

Médecins, psychologues, enseignants observent chez l'enfant une augmentation des troubles neurocognitifs et comportementaux, notamment des déficits de l'attention. Un accroissement en partie attribuable à la plus grande vigilance accordée à ces troubles et à leur meilleur diagnostic. Mais si cette augmentation est réelle, une origine développementale liée à une exposition à des neurotoxiques pourrait-elle en être une des causes ? "C'est une hypothèse à explorer", admet Virginia Rauh.
"Vous n'avez qu'une seule chance de développer votre cerveau, et c'est pour la vie ! Certes, le cerveau est capable de plasticité, d'un certain degré de compensation, mais son efficience ne sera jamais optimale s'il a été altéré", relève Philippe Grandjean. Selon lui, "l'impact de l'exposition périnatale à divers produits chimiques est un problème de santé publique mésestimé par les pouvoirs publics".
 

En attendant une prise de conscience élargie, que faire ? : Bien Laver les fruits et légumes, et mieux prenez les BIO d'autant plus s'ils sont consommés par une femme enceinte ou allaitante, ou par de jeunes enfants.

Source :
[1] http://www.mst.dk/English/About+the+Danish+EPA/News/20120328pregnant.htm
[2] http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/31/l-exposition-aux-pesticides-reduirait-les-capacites-cognitives_1710715_3244.html
[3] http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/05/17/un-insecticide-altere-le-jeune-cerveau_1703201_1650684.html

liste de PE identifiées par des ONG : http://cdurable.info/Perturbateurs-endocriniens-les-ONG-identifient-22-perturbateurs-hormonaux-a-reglementer-d-urgence,3435.html

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Journée mondiale de l’environnement 5 juin 2012

journée mondale de l'environnement

L'Économie verte, c'est quoi?

Le PNUE (programme des nations unis pour l’environnement ) définit le concept d'économie verte comme une économie qui apporte une amélioration du bien-être et l'équité sociale, tout en réduisant considérablement les risques environnementaux et les risques de pénuries de ressources naturelles. En d'autres termes, un environnement économique qui ne produit que de très faibles émissions de carbone, ou les ressources sont gérées efficacement et raisonnablement, et qui en même temps est socialement inclusif.

Le dilemme auquel nous faisons face entre le modèle économique classique actuel, qualifié de "brun", et la proposition de nouvelle économie "verte" est illustrée par Garrett Hardin dans "La tragédie des biens communs" , en 1968. Il décrit un prairie dans laquelle plusieurs agriculteurs permettent à leurs troupeaux de paître. Afin d'accroître la richesse individuelle de tous, il est dans l'intérêt de chaque agriculteur d'agrandir leur troupeau et de continuer à les faire paître sur le même lopin de terre. Mais lorsque le nombre de vaches dépasse un certain seuil, la qualité de la terre commence à diminuer à chaque vache ajoutée.

Puisque personne n'est individuellement responsable de ce lopin de terre, et que personne ne doit rien payer pour y faire paître ses vaches, tous les agriculteurs continuent à maximiser leurs profits en augmentant la taille de leurs troupeaux. Le problème réside dans le fait que la qualité de la terre ne cesse de se dégrader à cause de la pression croissante que les troupeaux exercent sur cette dernière, au point que bientôt il n'y aura plus assez d'herbe pour nourrir toutes les vaches. Les agriculteurs qui augmentent la taille de leurs troupeaux n'y voient que des avantages au début, mais, en fin de compte, dans ce scénario les moyens de subsistances diminuent irrémédiablement et tout le monde y perd.

Les économistes environnementaux ont identifié le principal problème de ce dilemme dans le fait que les ressources naturelles (l'herbe) sont consommées gratuitement, puisque personne ne possède vraiment la Terre (la prairie) qui est un bien commun. Si toutefois, des frais étaient facturés pour le pâturage des vaches et que la valeur des terres avait augmenté en même temps que le nombre de vaches, il serait bien vite devenu trop cher de posséder du bétail au-delà d'un certain nombre. Les agriculteurs commenceraient à faire des pertes et seraient contraints de réduire le nombre de bovins qu'ils possèdent, la taille des troupeaux s'auto-régulerait par conséquent à des niveaux supportables pour le plus grand bien de tous.

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